Le Silence
Compère d'une vie, j'ai appris à l'apprivoiser
D'une déchirure depuis les froids tombeaux
Et de ma présence ainsi submergée
Par celui qui creuse les sillons de ma peau.
Ô impure complice, veillant mon ennui,
Me dérobe les instants marqués de complaisance
à cette bouche muette cousue d'agonie,
D'inlassables ressacs d'angoisse qui me lancent,
Vers ton monde éternellement calme
Où survolte ma solitude peinte d'espoir,
Au fin pinceau porté de blâmes,
des vaines essences, ne voulant rien savoir.
Loëtiga