Esclave de sa peau
Je n’ai plus la possession de mon corps,
Et mon âme l’a quitté sans remords.
Elle habite l’antre de mon Autre reconnu,
Je suis esclave de sa peau: convoitise et bévue!
Condamnée à la servitude de mon amant,
L’amour s’enchaîne à nos sentiments,
Incontrôlables, intenses… rien ne nous sépare.
Sous l’emprise de sa séduction qui m’accapare,
Je lui conjure de ne jamais me relâcher,
Qu’il me juge coupable de frénésie pour l’éternité!
Je lui composerai un mémento de joie,
Où s’exposera l’ardeur de nos nuits avec Maestria.
Survint abruptement, le jour de notre décadence,
Et j’appends qu’après l’amour, naît de la souffrance.
Je maudit à jamais, ma délivrance subversive,
Qui assaille l’atonie de mes prières abortives.
Loëtiga